# Nos secrets pour tenir plus longtemps et faire durer le plaisir **Auteur :** L'équipe Goliate **Date de publication :** 07/10/2023 **Date de mise à jour :** 19/08/2026 **Temps de lecture :** 11 min Cinq minutes et vingt-quatre secondes. C’est la durée médiane d’un rapport avec pénétration, chronomètre en main, mesurée chez 500 couples de cinq pays différents[[1]](#ref1). On est loin des standards que le porno installe dans les têtes. Vous avez l’impression d’aller beaucoup trop vite et vous cherchez des solutions pour **tenir plus longtemps au lit** ? La difficulté à retenir son éjaculation vient presque toujours d’une combinaison de facteurs physiologiques et psychologiques, jamais d’un manque de volonté. Bonne nouvelle ! Ces mécanismes se travaillent, et certains très efficacement. Voici 10 techniques pour prolonger le plaisir, des plus simples à mettre en place dès ce soir aux plus encadrées. À RETENIR - Tenir plus longtemps au lit, ça s’apprend : le squeeze, l’edging et la musculation du périnée permettent de retarder l'éjaculation. - Tenir plus longtemps au lit, c'est également apprendre à réduire son anxiété face à la performance. - Les gels retardants endorment aussi les sensations de votre partenaire ; en France, la dapoxétine et le spray lidocaïne-prilocaïne sont les deux traitements recommandés en première intention. ## 1. Prolonger les préliminaires pour faire durer le rapport L’habitude la plus efficace pour tenir plus longtemps au lit ? Prolonger les préliminaires. Allonger les préliminaires agit à deux niveaux : - Cela décentre l’acte sexuel de la pénétration, ce qui permet de ressentir moins de pression. - Cela permet à votre partenaire d’être déjà très excité au moment de la pénétration. Vous n’avez que l’embarras du choix : baisers, massages, caresses, sexe oral, sextoy, ou tout simplement une bonne huile de massage à partager avant d’en arriver à la pénétration. ## 2. Ralentir le rythme pendant la pénétration Beaucoup d’hommes accélèrent dès qu’ils sentent l’excitation monter, par réflexe, ce qui revient à appuyer sur l’accélérateur en arrivant au virage. Pourtant, ralentir volontairement les va-et-vient est le moyen le plus direct de faire redescendre la pression. Concrètement, alternez le rythme : - Enchaînez dix mouvements lents et amples. - Passez à quelques mouvements plus rapides. - Repartez ensuite sur un rythme plus lent. Variez aussi la profondeur de la pénétration. Une poussée superficielle stimule beaucoup moins le gland qu’une poussée complète. Pensez également à votre respiration. Une respiration courte et haute accompagne l’emballement, une respiration lente et abdominale le freine. Vous pouvez enfin tenter d’inspirer sur quatre temps et d’expirer sur six. La différence se sent en quelques cycles. Bon à savoir Interrogés sur la durée idéale d’une pénétration, des sexothérapeutes canadiens et américains ont jugé 3 à 7 minutes « adéquates », 7 à 13 minutes « désirables » et au-delà de 10 à 30 minutes carrément « trop long »[[2]](#ref2). La durée médiane relevée au chronomètre décroît par ailleurs avec l’âge, de 6,5 minutes entre 18 et 30 ans à 4,3 minutes après 51 ans[[1]](#ref1). ## 3. Repérer le point de non-retour pour anticiper l’éjaculation Le squeeze et l’edging, détaillés juste après, requièrent la même compétence : sentir venir l’éjaculation assez tôt pour réagir. L’éjaculation ne surgit jamais sans prévenir, elle s’annonce par des signaux corporels que la plupart des hommes laissent passer. Ces signaux sont assez constants d’un homme à l’autre : - Une chaleur monte dans le bas-ventre. - Les testicules remontent contre le corps. - Le périnée se contracte tout seul. - Le souffle se coupe. Le moment où ces signes deviennent irréversibles porte un nom : le point d’inévitabilité éjaculatoire. Passé ce cap, plus rien ne l’arrête. Une solution pour apprendre à situer ce seuil réside dans la masturbation, lors de vos séances en solo. L’exercice consiste à repérer, sur une échelle d’excitation de 1 à 10, le moment où vous atteignez 7 ou 8, et non 9,5. Tout se joue avant le point de non-retour, jamais pendant. ## 4. Pratiquer la technique du squeeze pour faire refluer l’excitation Mise au point par les sexologues Masters et Johnson, la technique du squeeze consiste à comprimer fermement le pénis quelques secondes avant d’arriver au point de non-retour. Elle permet de faire chuter l’excitation rapidement. La technique se réalise en trois temps : - Comprimez le gland entre le pouce et l’index, placés de part et d’autre du sillon qui le sépare de la verge. - Serrez fermement pendant 10 à 20 secondes, jusqu’à ce que l’envie d’éjaculer retombe. - Relâchez, puis attendez une trentaine de secondes avant de reprendre les caresses ou la pénétration. Répétez le geste trois ou quatre fois au cours d’un même rapport, avant de vous laisser jouir. Votre partenaire peut tout à fait s’en charger, à condition de lui expliquer le geste au calme et non dans l’urgence. Les essais contrôlés réunis dans une revue systématique créditent le squeeze et l’edging d’un gain de près de 7 minutes avant l’éjaculation, par rapport à des hommes laissés sans traitement[[3]](#ref3). ## 5. Utiliser l’edging pour vous arrêter juste avant l’orgasme [L’edging](https://goliate.com/blogs/infos/edging), ou stop-and-start, consiste à interrompre toute stimulation dès que l’excitation approche du point de non-retour, puis à reprendre le rapport une fois qu’elle est retombée. L’exercice se travaille d’abord seul, de façon à apprendre à maintenir un niveau d’excitation élevé sans éjaculer. Il pourra ensuite être mis en place lors d’un rapport sexuel. À deux, suspendre la pénétration quelques secondes ne pose aucun problème si vous en avez parlé avant. Vous pouvez en profiter pour passer à autre chose, des caresses ou du sexe oral, plutôt que de rester immobile. ## 6. Muscler le périnée avec les exercices de Kegel pour retarder l’éjaculation Situé entre les testicules et l’anus, le périnée participe directement au réflexe éjaculatoire. Renforcer ce muscle offre donc un moyen concret de retenir l’éjaculation. C’est d’ailleurs la technique la mieux documentée scientifiquement. Bon à savoir Pour localiser votre périnée, interrompez votre jet d’urine la prochaine fois que vous irez aux toilettes. Les muscles qui se contractent alors sont les bons. Mieux vaut ne pas répéter l’opération par la suite, car cette habitude peut à terme gêner la vidange de la vessie. Nous détaillons les variantes de l’exercice dans notre guide pour [muscler son périnée et intensifier ses orgasmes](https://goliate.com/blogs/infos/muscler-perinee-plaisir). Pour renforcer votre périnée : - Contractez le périnée 5 secondes, puis relâchez-le 5 secondes, sans bloquer votre respiration ni serrer les fesses. - Enchaînez 3 séries de 10 répétitions par jour, assis, debout ou allongé. - Poursuivez pendant 12 semaines avant de juger du résultat, les premiers effets se faisant sentir vers la sixième semaine. Une étude italienne a suivi 40 hommes atteints d’éjaculation précoce primaire, c’est-à-dire présente depuis leurs premiers rapports. Après 12 semaines de rééducation périnéale, la durée moyenne avant éjaculation est passée de 31,7 secondes à 146,2 secondes. Au total, 82,5 % des participants ont repris le contrôle de leur réflexe[[4]](#ref4). ## 7. Choisir un produit retardant parmi les gels et les préservatifs Les gels retardants contiennent presque tous de la benzocaïne ou de la lidocaïne. Ces deux anesthésiques locaux réduisent la sensibilité du gland, et le principe fonctionne réellement. Ces produits appellent toutefois trois réserves : - Un gel mal essuyé se dépose sur votre partenaire et endort aussi ses sensations, ce qui gâche le rapport pour deux. - Lorsque le gland est désensibilisé, l’érection est parfois difficile, voire le plaisir totalement absent. - Les formules huileuses fragilisent le latex et ne garantissent donc pas la fiabilité du préservatif. Pour limiter ces risques, appliquez une petite quantité de gel avant le rapport, essuyez soigneusement l’excédent, puis enfilez un préservatif par-dessus. Côté lubrifiant, préférez une **formule à base d’eau**, comme le [lubrifiant naturel Goliate](https://goliate.com/products/lubrifiant-naturel), qui ne fragilise ni le latex ni le silicone. Plus encadré, le spray Fortacin associe lidocaïne et prilocaïne. Il dispose d’une autorisation de mise sur le marché française dans l’éjaculation précoce primaire de l’homme adulte et se délivre en pharmacie sans ordonnance depuis 2021[[5]](#ref5). ## 8. Changer de position pour faire redescendre l’excitation Toutes les positions ne sollicitent pas le pénis de la même façon. Changer de position en cours de rapport offre donc deux bénéfices : - Créer une pause pour faire redescendre l’excitation. - Modifier le niveau de stimulation. Les positions les plus intenses sont celles où vous menez le rythme, comme la levrette ou un missionnaire soutenu. Vos jambes, vos fessiers et vos abdominaux y restent contractés, et cette tension musculaire alimente le réflexe éjaculatoire. Les positions les plus reposantes sont au contraire celles où vous relâchez tout. Allongé sur le dos, votre partenaire au-dessus, vous lui laissez gérer le rythme. [La position de la cuillère](https://goliate.com/blogs/infos/position-cuillere-kamasutra) limite quant à elle l’amplitude des mouvements et se prête aux allers-retours lents. Chaque homme a ses propres déclencheurs, et les repérer demande un peu de temps. Gardez une position refuge dans laquelle basculer dès que l’excitation monte trop vite. ## 9. Apaiser l’anxiété de performance qui accélère l’éjaculation L’anxiété de performance vous enferme dans un cercle vicieux : - Vous craignez d’aller trop vite. - Cette crainte fait monter votre tension nerveuse. - Vous éjaculez effectivement plus rapidement. Le premier levier pour apaiser l’anxiété est la communication. Dire à votre partenaire que vous travaillez sur votre éjaculation désamorce l’essentiel de la pression, là où le silence l’entretient. L’hygiène de vie compte tout autant. Plusieurs habitudes améliorent à la fois la qualité des érections et le contrôle éjaculatoire, comme une activité physique régulière, un sommeil suffisant, une consommation d’alcool modérée ou l’arrêt du tabac. L’alcool est d’ailleurs un faux ami, car il retarde parfois l’éjaculation sur le moment mais dégrade l’érection et la sensibilité sur le long terme. Le dernier facteur touche à votre rapport à la performance. Si vous vivez chaque rapport comme un examen, le problème tient au scénario que vous vous imposez, pas à votre corps, un mécanisme très proche de celui que nous décrivons à propos des [pannes sexuelles](https://goliate.com/blogs/infos/panne-sexuelle). Bon à savoir Vous êtes très loin d’être le seul concerné. D’après un sondage Ifop mené en 2019 auprès de 1 957 hommes représentatifs de la population masculine française, 71 % déclarent avoir éjaculé trop rapidement au moins une fois dans l’année et 31 % ont déjà éjaculé avant même la pénétration[[6]](#ref6). ## 10. Consulter un médecin ou un sexologue quand les exercices ne suffisent pas Parfois, l’éjaculation précoce s’explique par une cause physiologique qu’aucun exercice ne corrigera. Une éjaculation devenue soudainement précoce, alors qu’elle ne l’était pas auparavant, justifie toujours un avis médical. Plusieurs causes traitables peuvent expliquer ce changement : - Une hyperthyroïdie. - Une prostatite. - Un trouble de l’érection. - Les effets secondaires de certains médicaments. Côté traitements, les recommandations françaises publiées en 2023 placent la dapoxétine en première ligne par voie orale, à la demande, et le spray lidocaïne-prilocaïne dans les formes primaires. La paroxétine, prescrite hors autorisation de mise sur le marché, arrive en seconde intention. Ces mêmes recommandations écartent en revanche les alpha-bloquants et le tramadol[[7]](#ref7). Elles insistent surtout sur un point : les meilleurs résultats viennent de l’association d’un traitement, d’un accompagnement psychosexologique et de techniques comportementales, en impliquant votre partenaire dans la démarche[[7]](#ref7). Pour démarrer une prise en charge, rapprochez-vous d’un sexologue, d’un urologue ou de votre médecin traitant. ## Alors, prêt à faire durer le plaisir ? Rien ne sert de tout tenter le même soir. Choisissez deux techniques compatibles avec votre situation, par exemple les exercices de Kegel en fond de tâche et l’edging en solo deux fois par semaine, puis donnez-leur les trois mois nécessaires pour produire leurs effets. Gardez en tête que la durée n’est qu’un ingrédient parmi d’autres. Un rapport réussi se joue surtout sur la variété, l’attention portée à l’autre et la liberté de parler de ce qui plaît, autant de terrains où vous avez tout à gagner dès ce soir. ## Foire aux questions ### Combien de temps dure un rapport sexuel en moyenne ? La durée médiane d’un rapport avec pénétration s’établit à 5 minutes et 24 secondes, mesurée au chronomètre chez 500 couples de cinq pays[[1]](#ref1). Des sexothérapeutes jugent par ailleurs qu’une pénétration de 3 à 13 minutes n’a rien d’anormal[[2]](#ref2). ### En combien de temps les exercices du périnée font-ils effet ? Comptez 12 semaines de pratique quotidienne avant de juger du résultat, les premiers effets se faisant sentir vers la sixième semaine. Dans une étude italienne, ce protocole a permis à 82,5 % des participants de reprendre le contrôle de leur réflexe éjaculatoire[[4]](#ref4). ### Les gels retardants sont-ils dangereux pour la partenaire ? Un gel retardant mal essuyé se dépose sur votre partenaire et endort aussi ses sensations. Appliquez une petite quantité, essuyez soigneusement l’excédent, puis enfilez un préservatif par-dessus pour éviter tout transfert. ## Sources - Waldinger, M. D., Quinn, P., Dilleen, M., Mundayat, R., Schweitzer, D. H., Boolell, M. (2005). [A Multinational Population Survey of Intravaginal Ejaculation Latency Time](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16422843/). *The Journal of Sexual Medicine*, 2(4), 492-497. - Corty, E. W., Guardiani, J. M. (2008). [Canadian and American Sex Therapists’ Perceptions of Normal and Abnormal Ejaculatory Latencies : How Long Should Intercourse Last ?](https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1743-6109.2008.00797.x) *The Journal of Sexual Medicine*, 5(5), 1251-1256. - Cooper, K., Martyn-St James, M., Kaltenthaler, E., et al. (2015). [Behavioral Therapies for Management of Premature Ejaculation : A Systematic Review](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26468381/). *Sexual Medicine*, 3(3), 174-188. - Pastore, A. L., Palleschi, G., Fuschi, A., et al. (2014). [Pelvic Floor Muscle Rehabilitation for Patients with Lifelong Premature Ejaculation : A Novel Therapeutic Approach](https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/1756287214523329). *Therapeutic Advances in Urology*, 6(3), 83-88. - Vidal. [FORTACIN (lidocaïne et prilocaïne) : nouveau médicament en spray dans l’éjaculation précoce primaire](https://www.vidal.fr/actualites/22618-fortacin-lidocaine-et-prilocaine-nouveau-medicament-en-spray-dans-l-ejaculation-precoce-primaire.html) et [Éjaculation précoce : la prescription médicale de FORTACIN n’est plus obligatoire](https://www.vidal.fr/actualites/27823-ejaculation-precoce-la-prescription-medicale-de-fortacin-n-est-plus-obligatoire.html). - Ifop pour Charles (2019). [Les hommes et l’éjaculation précoce : comment jouer les prolongations ?](https://www.charles.co/blog/etudes-et-sondages/sondage-ifop-hommes-ejaculation-precoce/) Enquête auprès de 1 957 hommes représentatifs de la population masculine française de 18 ans et plus. - AIUS / Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU (2023). [Recommandations pour le traitement de l’éjaculation prématurée](https://www.urofrance.org/recommandation/recommandations-pour-le-traitement-de-lejaculation-prematuree/). *French Journal of Urology*, 33(5), 237-246.